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Le Palais idéal du Facteur Cheval



Quand j'ai besoin de courage, je pense au Palais idéal du facteur Cheval... et à ses innombrables détails et maximes...

Tout de son histoire est purement original et réjouissant, dans un monde qui semble si limité, certains en décousent pourtant les contours et anoblissent leurs songes dans la matière. Construction de toute une vie, ce palais imaginé et créé par un seul homme, Ferdinand Cheval, boulanger de formation et facteur de métier... distille un sens du monde et de son cours, de la philosophie et même d'un hymne à la paix, à la vie dans son entièreté, où tout est réuni, où l'harmonie est célébrée. Méprisée de longues années, l'œuvre du Facteur connaîtra tout de même le succès de son vivant avant d'être méprisée à nouveau, squattée, abîmée, à l'abandon, pour finalement retrouver son prestige... cycle éternel...


Ferdinand Cheval est aujourd'hui difficilement défini (il n'y a pas de case pour le génie) comme un artiste-architecte-philosophe hors classe, il apparaît tout simplement génial au sens propre du terme...


Plus personnellement, le palais a prit une place immense dans ma vie, il est devenu le symbole de la force des rêves et de ce que peut faire l'huile de coude...


"J'ai voulu prouver ce que peut la volonté." Ferdinand Cheval


Création spectaculaire donc, comme toujours ici je ne reviendrai pas sur tous les éléments biographiques et historiques (je vous glisse des références en fin d'articles pour cela), inspirée par le don qu'une pierre d'achoppement a finalement offert à sa vie, celui d'un rêve qui s'impose à soi comme une évidence... Un projet fait d'intelligence, de sueur et de dévouement.


Une oeuvre bijoux fascinante réalisée par un homme qui a arrangé l'ordre du monde dans son jardin... Inspiré sans doute par le démiurge, habité définitivement par un certain mystère, Ferdinand Cheval reste un artiste d'un autre genre, inclassable, hors norme, d'exception... Animé par une grande souffrance, il fallait sûrement apprendre à manier l'âpreté des pierres pour venir à bout de ses idées, cet acte de sublimation est passionnant et infiniment inspirant. A mes yeux, il a rendu la pierre douce, ses idées libres dans la chaux, il a donné dans la fixité une certaine souplesse et volupté qui me touche plus que bon nombre de sculptures...


Quel bel exemple de ténacité, d'abnégation et d'intelligence mise au service d'un rêve et de l'ensemble de sa pensée, de son élan poétique.


Ce lieu me fascine pour sa poésie évidente et pour ce qu'il dit aussi de certains êtres humains et de ce qu'ils portent en eux ; un monde !

Celui-ci est tout simplement grandiose, époustouflant, riche... évidemment il sera perçu comme fou, mégalomane... mais ça, c'est une autre histoire.


"A la source de la vie, j'ai puisé mon génie." F. C

“Sur cette terre, comme l'ombre nous passons.

Sortis de la poussière, nous y retournerons.” F.C


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Je me suis promis de me rendre un jour en pèlerinage visiter le Palais idéal et y verser quelques larmes de joie, si je parviens à réaliser un certain rêve précieux pour moi... L'avantage est que ce rêve me parait tout de même bien plus accessible que de construire le Palais lui-même ! A chacun la mesure de ce qu'il abrite en lui...

C'est tout ce que je nous souhaite en ce début de printemps, se mettre à l'ouvrage si le cœur nous le dicte et qu'il puisse rayonner un jour vers d'autres lieux, peut-être sous d'autres formes, d'autres rêves, ou de souffles nouveaux dans une poitrine inconnue...

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Pour en savoir plus sur Ferdinand et le Palais d'Hauterives :


Retrouvez le site officiel ici





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